Ce blog est celui de l'émission radiophonique Culture Prohibée. Produite et animée par les équipes des Films de la Gorgone et de Radio Graf'Hit, elle vous invite, chaque semaine, à découvrir divers aspects de la contre-culture à travers des émissions thématiques (le mouvement beatnik, le polar, la presse cinéma, le rock alternatif, le giallo, etc.) et des rencontres passion-nantes (interviews de Dario Argento, Bertrand Tavernier, Philippe Nahon, Costa-Gavras, etc.). Culture Prohibée est une émission hebdomadaire d'une heure diffusée le mardi à 17H sur les ondes de Radio Graf'Hit (rediffusions le samedi à 10H et le dimanche à 23H). L'émission est également diffusée sur d'autres antennes : Radio Active 100 FM à Toulon, Radio Ballade à Espéraza, Radio Béton à Tours, C'rock Radio à Vienne, Radio Valois Multien à Crépy en Valois , Résonance à Bourges et Radio Panik à Bruxelles.
Ce blog constitue un complément à l'émission en vous proposant des interviews inédites, des prolongements aux sujets traités à l'antenne ainsi qu'un retour détaillé sur les sorties DVD et bouquins que nous abordons "radiophoniquement". Autre particularités du blog, vous fournir le sommaire détaillée ainsi que la playlist de chaque émission. Pour plus d'infos, vous pouvez vous connecter sur le FB de l'émission en cliquant ici.
Vous pouvez écouter et télécharger l'émission sur le site des Films De La Gorgone.

lundi 12 août 2019

Commando spatial la fantastique aventure du vaisseau Orion débarque en DVD chez Rimini Editions


Star Trek Vs Raumpatrouille
En 1981, juste après le choc visuel de 2001 l’Odyssée de l’espace, Silent Running et Star Wars, Star Trek la série télé avec son look sixties gentiment psychédélique arrivait sur le petit écran français. Drôle, mais manquant parfois d’intérêt véritable, contrairement aux Envahisseurs et au Prisonnier, Star Trek avait cependant de réels atouts : cette jouissance de proposer des voyages dépaysants avec l’aide des plus grands auteurs de la science-fiction. Tout le monde sait aujourd’hui l’engouement qui s’empara de la jeunesse française d’alors pour ce séduisant gadget. Nous n’avions plus notre compte d’évasion, de territoires vierges à explorer. Il nous fallait des Quatrièmes dimensions, des Outer Limits, des Voyages au cœur du temps. Après un léger flottement, comme aux Etats-Unis quinze ans plus tôt, se produisit en France le même phénomène avec Star Trek : un rejet, puis un bruyant regain d’intérêt. Des foules de gamins se transformaient alors en trekkies. L’enthousiasme des audacieuses années soixante nous ravissait, difficile d’oublier les oreilles de Monsieur Spock ou la très glamour lieutenant Uhura (cf. photo ci-dessous).


Les films et les séries d’anticipation se sont ensuite accumulés, plus impressionnants les uns que les autres : Galactica ancienne et nouvelle génération, Babylon 5… Les effets spéciaux évoluent sans cesse, mais la SF, où est-elle ? Quel nouveau regard nous apporte-t-elle ? Alors que se posait cette question, la chaîne Ciné Cinéma Classic diffusa en novembre 2009, quarante ans après son passage sur l’ ORTF, la coproduction franco-allemande Commando spatial, la fantastique aventure du vaisseau Orion (Raumpatrouille, die phantastischen abenteuer der raumschiffes Orion). Depuis, cette série culte en RFA semblait ne pas susciter d'intérêt chez les éditeurs français. Heureusement, en 2019, Rimini Editions répare enfin l'erreur. Petit flashback en 1966, c'est là que sortait des studios allemands Bavaria cette série de SF psychédélique réalisée par Rolf Honold. A l'époque, une novellisation française éditée par Raoul Solar en est tirée par René Barjavel et Pierre Lamblin. Tournée au même moment que Star Trek, Commando spatial brillait surtout par ses audaces esthétiques ; n’oublions pas que les Allemands nous ont apporté l’expressionnisme, le Bauhaus, et le futurisme.


Minorité(s) report
Si l’on entame une comparaison entre les deux séries de l’époque, Star Trek et Commando spatial, on note certaines différences. Les personnages féminins de Star Trek, créés par Gene Roddenberry, se libèrent à peine de l’emprise machiste. A part les sirènes et autres magiciennes, parfois vicelardes et manipulatrices, les autres femmes seraient plutôt des ingénues fleur-bleue. Une femme dans chaque astroport, naïve, potiche. La bombe sexuelle Uhura, cantonnée au service des communications du vaisseau, voit ainsi bondir son palpitant à chaque fois que le capitaine Kirk l’effleure innocemment. A l’inverse, les créatures rugissantes et narquoises de Commando spatial, à l’extrême rigueur vestimentaire très SM, profèrent des remarques acerbes avec la sécheresse d’une lame de couteau. Princesses d’un autre temps, ces Eva Pflug (cf. photo ci-dessus) ou Christiane Minazzoli (cf. photo ci-dessous) ont des allures de top-modèles, de robots sexuels. Une révolution féministe a-t-elle eu lieu dans les cerveaux des créateurs de Commando spatial? Loin d’être les plantes décoratives des séries de l’époque (et d’après), les femmes développent ici tout un potentiel : elles sont plus mûres, plus raisonnables que leurs comparses mâles.


Dans l’épisode Les Bricoleurs du soleil, Elle, la chef hors-la-loi, est une Che Guevarra qui s’habile chez les grands couturiers, une reine s’opposant à l’impérialisme au risque de déstabiliser tout le système solaire. Finalement, la raison prendra le dessus, et Elle rangera son orgueil dans sa poche pour protéger l’institution. Les femmes habitant cette planète Croma prendront les rênes du pouvoir, refusant de le laisser aux « politiciens hommes ». Encore une preuve du pouvoir parfois prophétique de l’anticipation (le mouvement féministe ne s’organisera vraiment qu’au début des années 1970, soit quelques années après Commando spatial). Ce qui fait le charme réel de la série, c’est avant tout sa fraîcheur, son humour, sa naïveté. On peut certes parler de préjugés « raciaux » à l’encontre des robots et des monstres. A l’époque, les martiens et consorts remplacent les indiens dans les rôle des méchants, des autres qui nous font peur et qu’on ne comprend pas. Quel est à ce titre le rôle exact de René Barjavel ? L’écrivain de SF, chargé de l’adaptation française de la série, pâtissait en effet d’une image ambiguë. Ancien du journal collaborationniste Je suis partout pendant l’Occupation allemande, ses écrits auraient véhiculé une vision de la société idéale proche pour certains du fascisme et de l’Etat policier (refus du progrès, retour à la terre…).


Design & SFX made in Germany
Les effets spéciaux sont gentiment raillés par Mad Movies ou Télérama, et n’ont pourtant pas à rougir devant ceux de Star Trek ou des Envahisseurs. Le vaisseau Orion, avec son pied d’atterrissage télescopique, les navettes, les robots, les monstres, tous ces effets ont le charme et la maladresse technique, voire la naïveté, sûrement due aux tâtonnements du matériel d’une télévision encore balbutiante, pourtant dotée de moyens importants pour l’époque (pour se faire une idée du travail de sape des produits de l’imaginaire exercé par les responsables audiovisuels hexagonaux de l’époque, vous pouvez vous référez au livre de Jacques Baudou, Merveilleux, Fantastique et Science-Fiction à la télévision française-Huitième art éditions). Les scaphandres ressemblent peut-être à des cloches à fromage, mais Orion est une superbe création, avec ses chaloupes spatiales aux hublots globuleux accrochant si bien la lumière des étoiles. Le mobilier hésite lui entre l’école d’avant-guerre expressionniste et futuriste allemande, les tendances atomiques des années 1950 et l’explosion psychédélique des sixties. A conseiller à ceux qui vénèrent les innovations graphiques de Jean-Claude Forrest pour les décors de Barbarella(Roger Vadim-1968), ou les trouvailles du Prisonnier, tel le siège-bulle du deuxième épisode.


Aussi chers amis de l’imaginaire, je vous suggère de ne pas réduire Commando spatial à son esthétique un peu datée et brouillonne (toute esthétique n’est-elle pas par définition datée, voir le design de ces trente dernières années ?) et interrogez-vous plutôt sur sa modernité, son universalité et les évidentes fulgurances de certaines allégories. La SF a ceci de particulier qu’elle développe plusieurs principes, qu’elle permet de contempler plusieurs facettes, plusieurs variantes, des multitudes de concepts, d’univers, de définitions. Elle fait sauter les barricades, ouvre des portes, ôte des œillères. Commando spatial, c’est la SF légère des sixties, un conte de fée parfois naïf mais enthousiaste sur l’avenir des hommes. Et terriblement rafraîchissant à l’heure où l’anticipation actuelle étouffe l’onirisme (autrement dit sa raison même d’exister) sous un besoin absolu de réalité.

Antoine Cervero & David Verhaeghe

Merci à Jean-Pierre Vasseur, vous retrouverez Commando Spatial dans nos émissions de rentrée de Culture Prohibée.

lundi 5 août 2019

Le Parfum De La Dame En Noir

Il Profumo Della Signora In Nero
Origine : Italie
Année : 1974
Un film réalisé par Francesco Barilli
Avec Mimsy Farmer, Mario Scaccia, Maurizio Bonuglia...
Edité en DVD Zone 2 (version anglaise ou italienne) cher Raro Video (2005), inédit en France.


Silvia Hacherman (Mimsy Farmer, vue dans Quatre mouches de velours gris de Dario Argento - 1971) est une jeune chercheuse en chimie qui consacre beaucoup de temps à son travail et vit seule dans un grand appartement à Rome. Elle fréquente Roberto avec qui elle se rend un soir à une répétition chez un célèbre professeur africain qui intrigue la jeune femme en lui parlant de magie noire et de rituels vaudous. Le lendemain, Silvia semble encore perturbée par la conversation et commence à être victime d’hallucinations : sa mère mystérieusement décédée lui apparaît à plusieurs reprises ainsi qu’une petite fille ; puis à se sentir menacée par son environnement. La mort inattendue de son amie et voisine Francesca, terrassée par une crise cardiaque dans son bain persuade Silvia qu’un complot meurtrier a été fomenté par ses voisins et qu’elle en est la prochaine victime.


Tristement inédit en France, le film est le premier long métrage du peu prolifique Francesco Barilli à qui l’on doit le scénario (co-écrit avec Massimo d’Avak) du vénéneux giallo d’Aldo Lado Qui l’a vue mourir ? (1972) et la réalisation du giallo d’épouvante Pensione paura avec Luc Merenda (1977). Le parfum de la dame en noir peut sans peine être qualifié d’œuvre « hybride » dans la mesure où l’on y retrouve à la fois des éléments du giallo, des thèmes appartenant au fantastique et la structure d’une étude psychologique. Disons-le d’emblée : le film ne présente ni mystérieux assassin ganté ni scènes de meurtres graphiques et stylisées ni « whodunit » ce qui l’éloigne à priori de la catégorie « giallo ». Cependant on y trouve clairement la même ambiance délétère (l’immense appartement de Silvia semble à tout instant habité par une présence potentiellement dangereuse), l’importance donnée au thème du trauma infantile (la jeune femme est hantée par des souvenirs d’enfance mêlant sexualité et acte meurtrier), le traitement fétichiste des objets (la poupée ou la boîte à musique que Silvia a conservées comme des talismans) et de certaines parties du corps (l’œil de l’héroïne plusieurs fois filmé en très gros plan). L’atmosphère « giallesque » se teinte de fantastique au travers des apparitions (fantômes ? machination ?) qui assaillent Silvia et par l’évocation en filigrane de thèmes qui ressortissent à la sorcellerie et à l’envoûtement dont pourrait être victime la jeune femme. Mais c’est bien le portrait psychologique de cette dernière qui structure tout le film et le rend si précieux, en même temps qu’il l’éloigne de la caractérisation souvent sommaire à l’œuvre dans la plupart des giallos.


Etude approfondie d’une âme tourmentée, Le parfum de la dame en noir convoque l’esprit de deux films « mentaux » de Roman Polanski, Répulsion (1965) et Rosemary’s Baby (1968) dont les héroïnes blondes et névrosées, respectivement Catherine Deneuve et Mia Farrow, ont clairement servi de modèles pour le personnage interprété par Mimsy Farmer. Cette influence revendiquée semble d’ailleurs s’être inversée car plusieurs scènes du long métrage italien (le travestissement du personnage principal, sa paranoïa grandissante, son attirance pour le vide…) paraissent préfigurer celles d’un autre chef d’œuvre de Polanski tourné deux ans plus tard, Le locataire . La modernité et la richesse du film de Francesco Barilli apparaissent de manière éclatante dans le choix audacieux de faire se rencontrer puis d’entremêler de façon inextricable ce qui relève du réel et ce qui a trait au rêve ou au fantasme. La dimension onirique (les rencontres puis les dialogues de Silvia avec une petite fille probablement imaginaire, les apparitions ou disparitions soudaines et inexpliquées de plusieurs personnages énigmatiques…) finit par contaminer le récit au point de brouiller tout repère logique. L’emploi d’une narration peu linéaire (nombreux flashes-back, possibles flashes-forward…), la volonté du réalisateur d’étirer des scènes sans résolution et de ne donner au spectateur que de rares indices plutôt sibyllins (voir la scène de la cérémonie mortuaire pour Francesca, l’amie de Silvia) achèvent de faire du film une sorte de rêverie poétique et absurde. Il n’est donc pas fortuit de retrouver dans Le parfum de la dame en noir de nombreuses références (presque des transpositions libres) à l’univers d'Alice de Lewis Carroll ; la variation macabre autour de « Un thé chez les fous » est peut-être la plus réussie car la plus déconcertante.


Une influence picturale nourrit également le film qui travaille chaque plan comme une composition où formes, lumières et couleurs sont harmonieusement agencées. Les espaces clos qui forment l’essentiel du décor du métrage sont autant de tableaux à l’intérieur desquels Silvia semble doublement emprisonnée, à la fois dans des cadres aux lignes géométriques fermées et dans son univers mental entièrement replié sur lui-même. La recherche plastique est toujours ici en adéquation avec le fond, à l’image de ces séquences où la fragile héroïne porte une tenue cuivrée semblable aux teintes de la pièce dans laquelle elle évolue : Silvia paraît alors se fondre dans le décor ou même être « aspirée » par celui-ci. Le motif de la disparition/désintégration est de fait central, comme le confirmera l’incroyable « twist » final qu’on ne peut bien sûr pas révéler… Même remarque en ce qui concerne la profusion de plans où figurent glaces et miroirs et qui, au-delà de leur valeur esthétique, symbolisent le motif du dédoublement/schizophrénie qui est également essentiel dans le film. Si Le parfum de la dame en noir repose en partie sur une approche psychanalytique, il s’agit avant tout d’une œuvre sensitive, parfois hermétique qui parvient à transcender ses influences (les premiers giallos de Dario Argento, Rosemary’s baby, Toutes les couleurs du vice de Sergio Martino, 1972) et à s’imposer dans la catégorie des chefs-d’œuvre injustement oubliés du cinéma de genre italien.
Alexandre Lecouffe

mardi 25 juin 2019

Culture Prohibée en vacances


Chaque semaine vous écoutez Culture Prohibée sur les antennes de nos radios partenaires en France et en Belgique (cf. liens dans la rubrique ci-contre "Nous écouter sur votre poste de radio").
Plus les saisons passent, plus vous êtes nombreux, aussi nous vous adressons un grand merci pour votre soutien.
Comme tous les ans, nous prenons nos vacances en juillet/août afin de revenir en pleine forme, en septembre, pour une nouvelle saison, la onzième.
Certaines des radios qui nous programment toute l'année pratiquent la rediffusion estivale, pour en savoir plus, allez consulter leur grille des programmes d'été.
Vous pouvez également ré-écouter nos anciens épisodes en cliquant, ci-contre, sur la rubrique "Podcast".
Vous pouvez aussi ravir vos esgourdes via Spotify et Deezer.
Si l'émission est en pause, le blog reste actif avec des chroniques concoctées par notre équipe.
Surveillez également notre Page Facebook (cf. lien ci-contre), des petits jeux-concours sont à prévoir.
Enfin, sachez que notre boutique en ligne sera fermée du 15 au 31 juillet.
Rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles aventures avec Culture Prohibée !!!

Téléchargez l'émission de la semaine dernière


Téléchargez l'émission de la semaine dernière, une spéciale sorties bouquins (ou quoi lire, cet été, sur la plage), le sommaire :

-Fin de race de Francis Demarcy publié par Les éditions de la librairie du labyrinthe ;
-Xerxès de Frank Miller chez Futuropolis ;
-Son autre mort d'Elsa Marpeau (Série Noire-Gallimard) ;
-Un point sur la collection La Noire (Gallimard) avec un retour sur Un silence brutal, de Ron Rash, Nadine Mouque, d'Hervé Prudon, et Stoneburner, de William Gay ;
-Questions de cinéma de Nicolas Saada, François Truffaut par Lilian Ross, John Huston par Lilian Ross (Carlotta) ;
-Le voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki
d’Eithne O’Neill (Collection Contrechamp – Editions Vendémiaire) ;
-Maladjusted de Nasty Samy (Zone 52 Editions) ;
-Injection, de Warren Ellis chez Urban Comics ;
-Clark Kent: Superman 0 - Homme d'Acier & Clark Kent: Superman 1 - Unité
, de Brian Michael Bendis, chez Urban Comics ;
-Harbinger Wars: Blackout, de Matt Kindt, chez Bliss Comics ;
-BLAME!, de Tsutomu Nihei chez Glénat ;
-Géographie Zombie les ruines du capitalisme de Manouk Borzakian (Playlist Society) ;
-Interview de Manouk Borzakian.

Téléchargez l’émission en suivant ce lien : http://podcast.grafhit.net/cultureProhibee/CP_S10E43.mp3

Abonnez-vous via Podcloud en suivant ce lien : http://cultureprohibee.lepodcast.fr/

Abonnez-vous via Spotify en suivant ce lien : https://open.spotify.com/show/7CaFZdzxls7CdlND062wZk?si=--TbsL3SQym_0a-VYD3Nog

Ecoutez-nous via Deezer en suivant ce lien : https://www.deezer.com/fr/show/345382

Bonne écoute !!!


samedi 22 juin 2019

Du nouveau dans la boutique des Films de la Gorgone


Les Films de la Gorgone, qui coproduisent Culture Prohibée, ont une petite boutique en ligne qui vient de recevoir, dans ses stocks, des nouveautés en pagaille.
Au programme, l'arrivée en force du catalogue Uncut Movies chez Les Films de la Gorgone, avec pas moins d'une dizaine de titres dont leur dernière sortie, le classique Bis du fantastique ibérique intitulé Escalofrio (Carlos Puerto, 1977). Cette oeuvre où l'ésotérisme vire au cauchemar est proposée dans un superbe Mediabook disponible en deux éditions distinctes, la différence étant l'illustration de la jaquette. Les neuf autres titres Uncut Movies sont Don't go in the woods, Evil Clutch, Frightmare, Game of Survival, Graduation Day, Humongous, Madhouse, Poultrygeist & Scalps, soit du slasher, de l'horrifique, de l'exploitation "Made in UK", du Troma anti malbouffe et du survival, enfin bref, que du bon !
Côté bouquins, le nouveau numéro de Revus & Corrigés vient de débarquer dans nos stocks, 192 pages de bonheur consacrées majoritairement à l'année 1969. Retrouvez, au sommaire de ce numéro quatre, La Horde sauvage, Apollo 11, Cannes après mai 68, Woodstock, Charlie Chaplin, Mario Bava, Kenji Mizoguchi, Henri Decoin, une rencontre avec Garrett Brown, inventeur du steadicam et plein d'autres choses tout aussi enthousiasmantes !
Tout cela est disponible dans la boutique des Films de la Gorgone, pour faire vos achats cliquez sur le lien suivant : http://www.lesfilmsdelagorgone.fr/topic2/index.html.

vendredi 21 juin 2019

Dans Culture Prohibée cette semaine : Emission spéciale sorties bouquins avec Manouk Borzakian auteur de Géographie Zombie les ruines du capitalisme (Playlist Society)


Retrouvez cette semaine Culture Prohibée sur les antennes de nos radios partenaires (cf. liens ci-contre dans la rubrique "Nous écouter sur votre poste de radio").

Au programme de votre émission préférée consacrée à l'actualité de la culture pas nette du ciboulot, une spéciale sorties bouquins (ou quoi lire, cet été, sur la plage), le sommaire :



-Fin de race de Francis Demarcy publié par Les éditions de la librairie du labyrinthe ;
-Xerxès de Frank Miller chez Futuropolis ;
-Son autre mort d'Elsa Marpeau (Série Noire-Gallimard) ;
-Un point sur la collection La Noire (Gallimard) avec un retour sur Un silence brutal, de Ron Rash, Nadine Mouque, d'Hervé Prudon, et Stoneburner, de William Gay ;



-Questions de cinéma de Nicolas Saada, François Truffaut par Lilian Ross, John Huston par Lilian Ross (Carlotta) ;
-Le voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki
d’Eithne O’Neill (Collection Contrechamp – Editions Vendémiaire) ;
-Maladjusted de Nasty Samy (Zone 52 Editions) ;



-Injection, de Warren Ellis chez Urban Comics ;
-Clark Kent: Superman 0 - Homme d'Acier & Clark Kent: Superman 1 - Unité
, de Brian Michael Bendis, chez Urban Comics ;
-Harbinger Wars: Blackout, de Matt Kindt, chez Bliss Comics ;
-BLAME!, de Tsutomu Nihei chez Glénat ;



-Géographie Zombie les ruines du capitalisme de Manouk Borzakian (Playlist Society) ;
-Interview de Manouk Borzakian.

Merci à Mathilde Gibaut, Christelle Mata, Benjamin Fogel et Frank Lafond pour leur aide sur cette émission.

Playlist de l'émission :
-Générique d'après DJ No Breakfast remixé par Léo Magnien (notre flamboyant ingénieur du son);
-Divers extraits des B.O. de Le voyage de Chihiro (Joe Hisaishi), 300 (Tyler Bates), L’enfer des zombies (Fabio Frizzi) & Zombie (Goblin) ;
-Jailhouse Rock (Elvis Presley) ;
-The Force of Gravity (Demon Vendetta) ;
-Nardinamouk (La Synesia) ;
-Night of the Living Dead (Garland Jeffreys).


Téléchargez l'émission de la semaine dernière


Téléchargez l'émission de la semaine dernière, une spéciale place des noirs dans la société US à travers une étude comparative de quatre films, le sommaire :

-Débat axé autour de The intruder de Roger Corman (1961-Carlotta), Ragtime (1981) de Milos Forman (Arte Editions), Get Out (2017-Universal) et Us (2019) de Jordan Peele.

Téléchargez l’émission en suivant ce lien : http://podcast.grafhit.net/cultureProhibee/CP_S10E42.mp3

Abonnez-vous via Podcloud en suivant ce lien : http://cultureprohibee.lepodcast.fr/

Abonnez-vous via Spotify en suivant ce lien : https://open.spotify.com/show/7CaFZdzxls7CdlND062wZk?si=--TbsL3SQym_0a-VYD3Nog

Ecoutez-nous via Deezer en suivant ce lien : https://www.deezer.com/fr/show/345382

Bonne écoute !!!

mercredi 12 juin 2019

Dans Culture Prohibée cette semaine : Emission spéciale place des noirs dans la société US à travers une étude comparative de quatre films


Retrouvez cette semaine Culture Prohibée sur les antennes de nos radios partenaires (cf. liens ci-contre dans la rubrique "Nous écouter sur votre poste de radio").

Au programme de votre émission préférée consacrée à l'actualité de la culture pas nette du ciboulot, une spéciale place des noirs dans la société US à travers une étude comparative de quatre films, le sommaire :


-Débat axé autour de The intruder de Roger Corman (1961-Carlotta), Ragtime (1981) de Milos Forman (Arte Editions), Get Out (2017-Universal) et Us (2019) de Jordan Peele.

Merci à Mathilde Gibaut pour son aide sur cette émission.


Playlist de l'émission :
-Générique d'après DJ No Breakfast remixé par Léo Magnien (notre flamboyant ingénieur du son);
-Divers extraits des B.O. de Get Out (Michael Abels), Us (Michael Abels) & Ragtime (Brian Stokes) ;
-Strange Fruit (Billie Holiday) ;
-I Got 5 On It (Luniz).