Ce blog est celui de l'émission radiophonique Culture Prohibée. Produite et animée par les équipes des Films de la Gorgone et de Radio Graf'Hit, elle vous invite, chaque semaine, à découvrir divers aspects de la contre-culture à travers des émissions thématiques (le mouvement beatnik, le polar, la presse cinéma, le rock alternatif, le giallo, etc.) et des rencontres passion-nantes (interviews de Dario Argento, Bertrand Tavernier, Philippe Nahon, Costa-Gavras, etc.). Culture Prohibée est une émission hebdomadaire d'une heure diffusée le mardi à 17H sur les ondes de Radio Graf'Hit (rediffusions le samedi à 10H et le dimanche à 23H). L'émission est également diffusée sur d'autres antennes : Radio Active 100 FM à Toulon, Radio Ballade à Espéraza, Radio Béton à Tours, Booster FM à Toulouse, C'rock Radio à Vienne, Radio Valois Multien à Crépy en Valois , Résonance à Bourges et Radio Panik à Bruxelles.
Ce blog constitue un complément à l'émission en vous proposant des interviews inédites, des prolongements aux sujets traités à l'antenne ainsi qu'un retour détaillé sur les sorties DVD et bouquins que nous abordons "radiophoniquement". Autre particularités du blog, vous fournir le sommaire détaillée ainsi que la playlist de chaque émission. Pour plus d'infos, vous pouvez vous connecter sur le FB de l'émission en cliquant ici.
Vous pouvez écouter et télécharger l'émission sur le site des Films De La Gorgone.

mercredi 27 mai 2020

Dans Culture Prohibée cette semaine : Rencontre avec Jean-Bernard Pouy (Le Poulpe, Ma ZAD)


Retrouvez cette semaine Culture Prohibée sur les antennes de nos radios partenaires (cf. liens ci-contre dans la rubrique "Nous écouter sur votre poste de radio").
Au programme de votre émission préférée consacrée à l'actualité de la contre-culture, une spéciale Jean-Bernard Pouy, créateur du Poulpe et auteur, récemment, de Ma ZAD (Série Noire, Gallimard), le sommaire :

-Un entretien avec l’écrivain Jean-Bernard Pouy.

Un grand merci à Nicolas Tarlay pour son aide sur cette émission.
Playlist de l'émission :
-Générique d'après DJ No Breakfast remixé par Léo Magnien (notre flamboyant ingénieur du son) ;
-Divers extraits des Brass Sessions de John Coltrane.

Téléchargez l'émission de la semaine dernière


Téléchargez l'émission de la semaine dernière, une spéciale bande originale (BO), le sommaire :

-Débat entre les chroniqueurs concernant leurs compositeurs préférés ;
-Echanges avec Rob, connu pour avoir mis en musique, entre autre, Maniac version Frank Kalfhoun, Horns d’Alexandre Aja, Made in France de Nicolas Boukhrief et Le bureau des légendes d’Eric Rochant.
-Quelques propos de Pascal Le Pennec, compositeur des bandes sons de deux superbes longs métrages d'animation de Jean-François Laguionie, Le tableau & Louise en hiver.

Téléchargez l’émission en suivant ce lien : http://podcast.grafhit.net/cultureProhibee/CP_S11E39.mp3

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Bonne écoute !!!

mardi 26 mai 2020

Retour sur les dernières sorties BR/DVD de la société Rimini Editions en compagnie de son directeur Jean-Pierre Vasseur


Malgré le déconfinement, nos studios sont toujours fermés. Aussi, via notre blog, nous vous proposons de découvrir les dernières sorties vidéo qui auraient dû être chroniquées dans notre émission radiophonique. Nous abordons, dans ce billet, le travail d’un éditeur indépendant : Rimini Editions. Ce label, qui fait la joie des cinéphiles depuis 2012, propose, majoritairement, des films de patrimoine - pour en savoir plus sur le sujet, procurez-vous le mook Revus & corrigés disponible dans la boutique de notre partenaire Les Films de la Gorgone en suivant ce lien : http://www.lesfilmsdelagorgone.fr/topic2/index.html. Aujourd'hui, nous vous proposons un point sur les dernières sorties de cette société ainsi qu’un entretien avec son directeur : Jean-Pierre Vasseur.

La Rose et la flèche


Le 18 février est sorti La Rose et la flèche (Robin and Marian - 1976), l’une des plus belles réussites de Richard Lester. Bien loin de ses élucubrations « Beatles – iennes » (Quatre garçons dans le vent, A Hard Day's Night en 1964 ; Help en 1965), le metteur en scène du formidable Petulia (1968) livre ici l’une des plus singulières adaptations du mythe de Robin des bois. Ce dernier, campé par Sean Connery, revient accompagné de son fidèle Petit Jean (Nicol Williamson) des guerres de croisade. Cela fait vingt longues années qu’il a abandonné son éternel amour, Marian (Audrey Hepburn), qu’il retrouve abbesse. Robin décide d’engager un dernier combat contre l’inamovible shérif de Nottingham (Robert Shaw) et pour reconquérir le cœur de Marian.
Avec Lester, Robin des bois se fait baudelairien. Tout le film semble gagné par le spleen. Ses personnages vieillissants sont des fantômes tentant de continuer à faire vivre une histoire appartenant au passé. D’ailleurs, Lester n’a rien perdu de son mordant, détruisant le mythe Richard Cœur de Lion (Richard Harris), roi devenu ennemi de son peuple. C’est aussi l’occasion, pour Lester, de dénoncer les absurdités de la guerre dont celle du Vietnam qui vient de se terminer. Mais La Rose et la flèche n’est pas un film à thèse, c’est avant tout un superbe mélodrame amoureux ponctué de batailles teintées de tartufferie. Et si vous ne pleurez pas lors de l’émouvant final, c’est que vous n’avez pas de cœur. Vous l’aurez compris, nous vous incitons fortement à revoir ce classique méconnu.

Avanti!


Autre pépite sorti de l’oubli par Rimini, Avanti! (1972) est un film de l’immense Billy Wilder disponible depuis le 17 mars. Le réalisateur de, entre autres classiques, Assurance sur la mort (Double Indemnity - 1944), Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard - 1950), Le Gouffre aux chimères (The Big Carnival – 1951), signe avec Avanti! l’un de ses derniers travaux. Il y retrouve son complice de toujours Jack Lemmon (Certains l'aiment chaud, Some Like It Hot en 1959 ; La Garçonnière, The Apartment en 1960 ; Irma la douce en 1963 ; La Grande Combine, The Fortune Cookie en 1966). Ce dernier est Wendell Armbruster, Jr., grand patron étasunien venu en Italie pour faire rapatrier le corps de son père décédé lors d’un accident de la route alors qu’il était avec sa maîtresse. Celle-ci a une fille, Pamela (Juliet Mills) dont Armbruster tombe amoureux.
Wilder est venu en Europe tourner cette comédie romantique car il est déçu par les studios hollywoodiens qui viennent de mutiler son film La Vie privée de Sherlock Holmes (The Private Life of Sherlock Holmes, 1970). Il revient se frotter au Vieux Monde, stigmatisant, au passage, l’arrogance américaine – cf. les reproches de Pamela à Armbruster. Ce qui est fascinant dans ce film est la manière dont Wilder malaxe les clichés pour servir son propos ; rien n’est oublié des maux de l’époque : de la crise économique à la Grèce des Colonels en passant par les Années de Plomb. Wilder nous invite à nous perdre amoureusement dans une Italie rêvée… Comment y résister ?

Les Mutinés du Téméraire


Restons sur les eaux pour ce trésor exhumé par Rimini Editions : Les Mutinés du Téméraire (H.M.S. Defiant - 1962) de Lewis Gilbert, qui sortira le 2 juin. Le réalisateur du James Bond L’espion qui m’aimait (The Spy Who Loved Me – 1977), avec Roger Moore, Barbara Bach, Caroline Munro et l’hirsute Richard Kiel dans le rôle de Dents de Requin (un des plus savoureux seconds rôles de la saga), a eu, en Grande-Bretagne, une première partie de carrière que le public français connait peu – voire pas du tout. Les Mutinés du Téméraire est l’une de ses œuvres oubliées.
Elle se déroule en 1797, lorsque le « Téméraire » est envoyé rejoindre la flotte britannique en mer méditerranée, et conte l’affrontement entre le cruel lieutenant Scott-Padget (Dirk Bogarde), qui martyrise son équipage, et le bienveillant Capitaine Crawford (Sir Alec Guinness). A la tension psychologique s’ajoutent d’épiques scènes de batailles ainsi qu’une superbe partition du compositeur de la bande-originale de Rendez-vous avec la peur (Night of the Demon, Jacques Tourneur – 1957) : Clifton Parker. Cette mutinerie est l’une des plus célèbres d’Angleterre, elle a inspiré un superbe tableau à Turner que l’on peut apercevoir dans l’un des meilleurs James Bond, Skyfall (2012) de Sam Mendes. Décidément, lorsqu’il est question de cinéma britannique, peu importe l'identité du metteur en scène, il y a toujours un 007 dans le coup !

Patrick


Le 6 mars, Rimini a vu sa collection fantastique s’enrichir d’un classique de la Ozploitation (cinéma d’exploitation australien), le Grand Prix du Festival international du film fantastique d’Avoriaz 1979 : Patrick (1978) de Richard Franklin. Une péloche horrifique singulière durant laquelle un psychopathe comateux doué de télékinésie, Patrick (Robert Thomson), harcèle son infirmière Kathy (Susan Penhaligon). Bien que totalement immobilisé et inexpressif, à l’exception de quelques crachats, Patrick est capable d’agir à distance sur les objets, voire d'exercer une pression physique sur un nageur pour le noyer. Pas de chance pour Kathy, Patrick tombe amoureux d’elle et il se révèle fort jaloux !
Si Richard Franklin, réalisateur des excellents Déviation mortelle (Roadgames - 1981) et Link (1986), est un artisan doué, il ne peut éviter quelques longueurs à son thriller qui aurait gagné à être plus rythmé. Toutefois, le film conserve un étonnant pouvoir de fascination, en particulier grâce au très magnétique Robert Thomson dans le rôle-titre. Sa relation avec Kathy est suffisamment ambiguë pour captiver le spectateur. Et puis Franklin, en grand amateur d’Hitchcock, signe quelques belles scènes de suspense dont un final particulièrement troublant. Pour en savoir plus sur l’un des maîtres de la série B australienne, nous vous invitons à visionner les bonus de cette édition fort complète.

Hell Night


Plus méconnu, malgré la présence dans son casting de Linda Blair, alias Regan dans L’Exorciste (The Exorcist, William Friekin – 1973), Hell Night (sorti depuis le 22 mai) est un slasher de 1981 signé Tom DeSimone. Ce dernier a une carrière atypique puisque, parallèlement à sa filmographie classique, il est, sous le pseudonyme de Lancer Brooks, l’un des pionniers du porno gay. En 1977, il signe Chatterbox, le remake américain du classique polisson tourné par Claude Mulot en 1975 : Le Sexe qui parle. Sorti de l’érotisme, Tom DeSimone est surtout connu pour le film carcéral Quartier de femmes (The Concrete Jungle – 1982) ainsi que pour quelques épisodes de la série télévisée Les Cauchemars de Freddy (Freddy's Nightmares – 1988 à 1990). Hell Night, malgré un accueil très mitigé lors de sa sortie est devenu, au fil du temps, une œuvre qui jouit d’un certain culte.
Linda Blair y est Marti, une étudiante issue de la classe populaire qui, en guise de bizutage, doit passer une nuit dans un vieux manoir qui serait hanté par un tueur monstrueux. Elle est accompagnée de Jeff (Peter Barton), un fils de bonne famille, la délurée Denise (Suki Goodwin), et Seth (Vincent Van Patten), un surfeur décérébré. Bien sûr, ce qui devait être un jeu tourne au drame lorsqu’un assassin sadique surgit. Hell Night est plus un film gothique qui s’amuse des conventions du film de maison hantée qu’un slasher horrifique, en effet, l’hémoglobine coule peu. Le décorum semble plus intéresser DeSimone ; le final, souterrain, est particulièrement réussi. Hell Night est une œuvre sans prétention à réévaluer. Pour en savoir plus, nous sommes allés à la rencontre de l’homme derrière toutes ces belles éditions, le patron de Rimini : Jean-Pierre Vasseur.

Rencontre avec Jean-Pierre Vasseur


Qu'est ce qui a motivé la création, en 2012, de Rimini Editions ?
Après avoir travaillé de nombreuses années chez Opening, j'ai décidé de créer, en 2012, Rimini Editions, en raison de l'évolution du marché de la vidéo. A l'époque, j'ai eu le sentiment que, pour pouvoir continuer d'exister sur ce marché, il allait falloir être ou très gros ou tout petit. Par la force des choses, la seconde option s'est imposée à moi : Rimini Editions est une toute petite structure, je suis seul à bord et cela me permet d'avoir des coûts de fonctionnement réduits.

Rimini est désormais, à 80%, tourné vers l'édition de films liés au cinéma de patrimoine. Qu'est-ce qui motive vos choix éditoriaux qui vont du grand classique (Les Vikings, The Vikings, Richard Fleischer - 1958) au slasher (Happy Birthday to Me, Jack Lee Thompson - 1981) en passant par des séries télé (Commando spatial, Theo Mezger, Michael Braun, 1966) ?
Le choix des films édités par Rimini Editions répond à plusieurs critères. Le premier de ces critères est, bien sûr, l'intérêt que je peux avoir pour ces films. Je suis seul dans la société : mes goûts personnels conditionnent pour une bonne partie mes acquisitions, et comme je peux être éclectique, cela donne une variété au catalogue. Il y a aussi des oeuvres que l'on me fait découvrir, que l'on me recommande. Par exemple, je ne connaissais pas la série Commando Spatial. Quelqu'un m'a recommandé cette série, et j'ai trouvé amusant de la proposer en vidéo.
Il faut apporter une nuance à cela, liée à la disponibilité des titres : nous, éditeurs, devons faire nos choix dans des listes de films mis à disposition par les ayants-droits, donc ces choix sont par définition limités.
Un troisième élément de choix peut être lié au besoin d'alimenter des collections. Rimini Editions a développé, par exemple, une collection Billy Wilder ou une collection Horreur. Il y a sans doute des titres dans ces collections que je n'aurais pas édités si je n'avais pas disposé de ces collections. Par exemple, La Valse de l'empereur (The Emperor Waltz - 1948) ne fait pas partie de mes Billy Wilder préférés, et je ne l'aurais sans doute pas édité seul. Mais, à partir du moment où existe la collection, il y a évidemment toute sa place.


A travers votre parcours professionnel, vous avez travaillé sur tous les supports vidéo, de la VHS au Blu-ray. Quel regard portez-vous sur le Blu-ray et ses possibilités ? Aujourd'hui certains éditeurs indépendants abandonnent le DVD (Le Chat qui fume), d'autres se mettent à la vidéo à la demande(Artus Films) ...
Pour le moment, je n'envisage pas d'abandonner le DVD. A titre personnel, je n'achète que du blu-ray, mais une partie de nos clients restent attachés au DVD : de quel droit leur imposer de changer de support ? Néanmoins, il se peut qu'un jour notre marché soit essentiellement un marché de Blu-ray. Mais ce n'est pas le cas pour le moment.

Parmi vos éditions, certaines, magnifiques, ont marqué les cinéphiles. Y a-t-il un de vos collectors qui vous tient plus particulièrement à cœur ?
Le collector qui me tient le plus à cœur est le coffret Les Vikings, parce que c'était le premier, que le film est une merveille et un grand souvenir d'enfance.

La crise que nous traversons impacte tous les secteurs, dont celui de l'édition vidéo. Toutefois, vous repartez de plus belle avec des titres comme Les Mutinés du Téméraire et Incubus (John Hough – 1981). Comment voyez-vous l'avenir proche de Rimini ?
En ce qui concerne l'avenir, je pense que la clientèle qui achète des films du patrimoine va rester encore quelque temps fidèle au support physique, si on lui propose de belles éditions, et des titres qui n'ont pas été multi-édités. Ce sera le cas avec quelques raretés que je sortirai dans les prochaines semaines : Les Mutinés du Téméraire, Le Sillage de la violence (Baby the Rain Must Fall, Robert Mulligan - 1965)… En ce qui concerne l'avenir proche, la question est de savoir comment nous allons sortir de cette étrange période. Nous avons vécu deux mois avec une activité au point mort et les questions sanitaires pour seules préoccupations (ce qui était bien normal). Nous sortons désormais du confinement et les mauvaises nouvelles économiques commencent à tomber. Quel va être l'impact de ce climat sur le comportement des clients ? Difficile à dire.
Hanzo

Pour en savoir plus sur Rimini Editions, rendez-vous sur leur page Facebook en cliquant sur ce lien : https://www.facebook.com/rimini.editions

jeudi 21 mai 2020

Au programme du nouveau live de Culture Prohibée : La Hicksploitation


Bonjour à toutes et à tous,

Si le temps d’un déconfinement prudent est arrivé, nos studios restent fermés et nous sommes contraints de vous proposer des rediffusions de nos meilleures émissions radiophoniques.
Afin de toujours coller à l’actualité, nous multiplions les articles sur le blog et les vidéos bricolées à distance.

Notre nouveau live (visible ici : https://www.youtube.com/watch?v=_5tvSZs-lNo&feature=youtu.be) aborde la hicksploitation, voici son sommaire détaillé :

-Rednecks Movies Ruralité et dégénérescence dans le cinéma américain de Maxime Lachaud (Rouge Profond) ;
-La Colline a des yeux de Wes Craven (Program Store) ;
-La Colline a des yeux d’Alexandre Aja (20th Century Fox) ;
-Le crocodile de la mort de Tobe Hooper (Carlotta Films) ;
-Les chiens de paille de Sam Peckinpah (Aventi) ;
-Les chiens de paille de Rod Lurie (Sony) ;
-Tucker & Dale fightent le mal d’Eli Graig (Wild Side Video) ;
-Les Bootleggers de Joseph Sargent (MGM) ;
-Gator de Burt Reynolds (MGM) ;
-Course contre l'enfer (Fox Pathé Europa) ;
-La saga Détour mortel de Rob Schmidt, Joe Lynch, Declan O'Brien & Valeri Milev (20th Century Fox) ;
-Sans retour de Walter Hill (Aventi).

Vous pouvez vous abonner à notre chaîne You Tube en cliquant sur ce lien : https://www.youtube.com/channel/UCXRQa-8ocuv-de1g5UxVtSw.

Bon visionnage !

mercredi 20 mai 2020

Dans Culture Prohibée cette semaine : Emission spéciale BO avec les compositeurs Rob (Maniac) & Pascal Le Pennec (Louise en hiver)


Retrouvez cette semaine Culture Prohibée sur les antennes de nos radios partenaires (cf. liens ci-contre dans la rubrique "Nous écouter sur votre poste de radio").
Au programme de votre émission préférée consacrée à l'actualité de la contre-culture, une spéciale bande originale (BO), le sommaire :


-Débat entre les chroniqueurs concernant leurs compositeurs préférés ;
-Echanges avec Rob, connu pour avoir mis en musique, entre autre, Maniac version Frank Kalfhoun, Horns d’Alexandre Aja, Made in France de Nicolas Boukhrief et Le bureau des légendes d’Eric Rochant.
-Quelques propos de Pascal Le Pennec, compositeur des bandes sons de deux superbes longs métrages d'animation de Jean-François Laguionie, Le tableau & Louise en hiver.


Playlist de l'émission :
-Générique d'après DJ No Breakfast remixé par Léo Magnien (notre flamboyant ingénieur du son) ;
-Extraits des B.O. de Made in France (Rob), Marathon Man (Michael Small), Les frissons de l’angoisse (Goblin), Golden Gate (Elliot Goldenthal), La queue du scorpion (Bruno Nicolai), Contre une poignée de diamants (Roy Budd), Napoli Violenta (Franco Micalizzi), Louise en hiver (Pascal le Pennec) & Maniac (Chloë Alper & Rob).

Téléchargez l'émission de la semaine dernière


Téléchargez l'émission de la semaine dernière, une spéciale Samuel Fuller, le sommaire :

-Un retour sur A Fuller Life (2013), documentaire passionnant sorti chez Carlotta Films que Samantha Fuller a consacré à son père, l'illustre Samuel Fuller, réalisateur, entre autre, de Le Démon des eaux troubles (1954), Le jugement des flèches (1957) & Schock Corridor (1963) ;
-Une interview de Frank Lafond, auteur de l'ouvrage de référence Samuel Fuller Jusqu'à l'épuisement (Rouge Profond).

Téléchargez l’émission en suivant ce lien : http://podcast.grafhit.net/cultureProhibee/CP_S11E38.mp3

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Bonne écoute !!!

lundi 18 mai 2020

Interview de Kenny Bernard réalisateur des courts métrages Le Bobo et le clochard et The Cure


Traditionnellement, lors de chaque saison de Culture Prohibée, nous vous proposons une émission consacrée à l’art du court-métrage. Généralement, nous mélangeons l’évocation de productions professionnelles et indépendantes. Parmi les courts visionnés cette année, nous avons découvert ceux de l’autodidacte Kenny Bernard. Deux de ses productions nous ont particulièrement interpellées, Le Bobo et le clochard, qui voit un jeune yuppie subir la vengeance d’un sans domicile fixe, et The Cure, œuvre virale filmée pendant le confinement. Bien que réalisé sans un sou en poche, ses deux péloches s’avèrent bénéficier d’un découpage de qualité et d’une direction d’acteurs sans faille. Faute de pouvoir inviter Kenny Bernard dans notre studio, toujours fermé en raison de la crise sanitaire, voici un échange que nous avons eu avec lui par mail.

Le point de départ de Le Bobo et le clochard (2018) est un golden boy "en marche" échappé de la "start-up nation" qui ne veut pas donner une pièce à un clochard. Il lui conseille même d'aller chercher du boulot. Quelle place tient la satire dans ce que vous faites ?
La satire tient une place très importante dans mon œuvre. Ce court métrage part d'une situation qui n'a rien de drôle, qui est même carrément sinistre. Il me fallait donc la désamorcer quelque peu pour que ça colle avec le ton comédie noire, le côté cartoonesque du film. Je n'ai pas conçu le personnage du bobo comme une représentation réaliste de la classe privilégiée. C'est plus une caricature. Le clochard non plus n'est pas une représentation réaliste de la classe défavorisée, puisqu'en fin de compte, il joue un jeu. Je ne me vois pas comme un donneur de leçon, et ça ne m'intéressait pas de faire un film qui se limite à une opposition "gentil pauvre / méchant riche". Trop facile. C'est plus un film sur l'hypocrisie en général : les deux protagonistes avancent masqués. Le bobo va à la messe pour se donner un air respectable et le prêtre se déguise en clochard pour susciter la pitié. Il est d'ailleurs ironique que le bobo meurt parce qu'il s'est montré tel qu'il est vraiment, alors que le clochard dissimule jusqu'au bout sa vraie nature. Ça ne me déplairait d'ailleurs pas de le réemployer dans une séquelle, voir un long métrage basé sur ce court... La satire compte pour moi car elle me permet d'une certaine manière de pratiquer une forme d'humour, ingrédient dont on pourrait dire qu'il manque à la plupart de mes scénarios. Il est vrai que je suis plutôt porté sur les sujets sombres, mais je n'en apprécie pas moins la comédie. En tant qu'acteur, je suis surtout employé dans des rôles comiques et faire rire le public est un privilège. Mais il faut véritablement avoir un don pour ça, tout comme il faut en avoir un pour écrire le scénario d'une bonne comédie. Ecrire une pure comédie est un défi très intimidant pour moi. Alors, en attendant de trouver la force de m'y atteler, j'essaie de distiller dans mes scénarios actuels une touche d'humour par le biais de la satire.


Le Bobo et le clochard démarre par une référence à Etienne Chatiliez. Quels sont les films et réalisateurs qui vous ont donné envie de faire du cinéma ?
Si j'ai choisi de faire siffler cet air au prêtre/clochard, c'est surtout qu'il me fallait un air entraînant qui évoque tout de suite l'église et que c'est le premier qui m'est venu à l'esprit ! Au niveau des influences cinématographiques, elles sont à chercher d'abord dans les dessins animés. Je dirai qu'une des premières est un passage bien précis du Blanche Neige de Walt Disney : celui où l'héroïne s'enfuit dans la forêt et croit voir les arbres et les racines autour d'elle se transformer en monstres menaçants. C'était mon premier contact avec le monde de l'épouvante mêlé à celui de la féerie, et c'est un mélange que j'adore véritablement. Ensuite, il y a eu la série animée des Aventures de Tintin en 1992, avec l'épisode Les Sept boules de cristal, qui m'a considérablement traumatisé avec, là encore, une atmosphère proche de l'épouvante liée au personnage de la momie inca Rascar-Capac et à l'histoire de malédiction. Là, c'est le mélange horreur/polar qui m'a marqué, et c'en est également un pour lequel j'ai une grande affection. Pour les films, mes deux plus grands chocs de jeunesse furent sans doute Terminator 2 et Jurassic Park. C'est avec eux que j'ai pris conscience de la magie du cinéma, de la puissance émotionnelle que pouvaient transmettre les images ainsi que les effets spéciaux. Sans doute est-ce à partir de là que j'ai décidé - même inconsciemment - que je ferai des films plus tard. Au niveau des réalisateurs que j'admire et qui m'inspirent le plus, il y en a tellement et j'en ai encore tant à découvrir ! Mais si je devais faire un top 10 pour le moment, je dirais : Quentin Tarantino, Oliver Stone, Tim Burton, Jean Rollin, Albert Dupontel, Olivier Marchal, Jean Becker, Robert Bresson, Yasujiro Ozu et Dario Argento. J'ai une affection particulière pour Jean Rollin car, malgré les difficultés de plus en plus grandes pour faire produire ses films, il est resté jusqu'au bout fidèle à son style si particulier, empreint de poésie, qui pouvait déplaire mais que personnellement j'adore. J'aurai tant aimé tourner pour lui...

The Cure, avec son médecin détenant une information importante concernant un virus ravageant la planète, que vous avez réalisé pendant le confinement avec pas mal de contraintes techniques, s'appuie sur l'actualité. C'est important, pour vous, de parler du monde qui vous entoure à travers le cinéma de genre ?
Absolument. Je ne peux pas écrire sans m'inspirer, même à un degré minime, d'événements réels. Le Bobo et le clochard prenait déjà pour base un fait réel survenu aux USA - pas aussi dramatique que ce qui est décrit dans le film, loin de là. Néanmoins ça m'avait marqué, et je m'étais dit qu'il serait intéressant de faire un film inspiré de cet événement. La base de mes histoires est bien souvent un fait divers ou un événement marquant tel que le confinement que nous avons vécu, et à partir duquel je construis mon histoire. J'ai un grand attrait pour l'Histoire et je voudrai, à l'avenir, écrire des scénarios traitant de personnages et/ou d'événements historiques des siècles passés. Mais il me faudrait vraisemblablement l'aide d'historiens, de journalistes spécialisés...afin de bien traiter mon sujet.


Dans ces deux courts métrages, vous pratiquez le mélange des genres : Humour, horreur, satire sociale, SF. En quoi ce mélange est important pour vous ?
Comme je l'ai indiqué plus haut, j'ai découvert le mélange de genres grâce à ce passage dans Blanche-Neige et à l'épisode de Tintin. Ça a beaucoup marqué l'enfant que j'étais. Sans doute ma volonté de mélanger plusieurs genres dans mes propres films résulte-t-elle, en partie, de ces deux traumatismes de jeunesse. Sinon, un de mes films préférés est Une Nuit en Enfer de Robert Rodriguez d'après un scénario de Quentin Tarantino, qui démarre comme un polar classique avant de se transformer en film d'horreur dans la seconde partie. C'était plutôt bien fichu et ça permettait aux auteurs de rendre hommage à la fois à leurs réalisateurs de polars et de films d'horreur favoris. J'espère faire de même avec mes propres mélanges, sans pour autant négliger le scénario. Car rendre hommage à ses maîtres, c'est bien mais ça ne compensera jamais une histoire bancale. Enfin, fut un temps je lisais beaucoup de bandes-dessinées. Dans pas mal d'entre elles, je constatais un mélange des genres - notamment Thorgal qui mêle entre autres les genres héroïc-fantasy, péplum, horreur... Ça m'a sans doute également inspiré.

Dans vos films, il y a une grande variété de plans, un découpage soigné, je suppose que votre méthode de travail passe par un storyboard très précis ?
Tout à fait. Pour tous mes films, j'ai conçu moi-même le storyboard, et le résultat à l'écran est à chaque fois à 98,99% ce que j'avais imaginé au départ. Le storyboard est pour moi un outil indispensable. Je ne peux imaginer, surtout sur un tournage rapide et sans budget, débarquer le premier jour sans savoir où placer la caméra. Il est primordial pour le réalisateur de montrer à son équipe qu'il sait où il va et qu'il est au minimum organisé. Un des jeunes techniciens sur Le Bobo et le clochard, qui avait déjà participé à des tournages avant, m'a dit qu'il avait rarement vu un tournage aussi bien préparé que celui-là. Pour moi, c'était le plus beau compliment.


Quelle est la réalité budgétaire de vos courts - sachant que vous précisez avoir réalisé Le Bobo et le clochard pour 65 Euros ? Arrivez-vous à susciter l'intérêt de producteurs ?
Pour Le Bobo et le clochard, ce chiffre est bien le budget réel. Les techniciens disposaient déjà de leur propre matériel, je n'ai donc rien eu à débourser de ce côté-là. Les seules dépenses ont été pour les costumes du prêtre et de la nonne, pour un pot de faux sang ainsi, bien sûr, que pour les repas. Pour mes 4 autres films, ils n'ont strictement rien coûtés. J'ai occupé tous les postes techniques et parfois même je jouais dedans, c'était donc assez rocambolesque. Mon seul regret est que je les ai tournés au caméscope, d'où une qualité d'image qui fait très amateur, et sans micro ce qui, évidemment, donne finalement un son pas top. Pour The Ascent, qui est entièrement muet, ce n’était pas un souci mais pour The Cure c'est plus gênant. Mais je suis en train de retravailler le film pour essayer de corriger ce problème au mieux. Il est dit que "le cinéma, c'est de l'argent". Du coup ceux qui n'en ont pas ou peu hésitent à se lancer pour faire un film, et finissent par ne rien faire à moins de trouver un producteur. Moi, je me suis lancé parce que j'avais plus peur de ne rien faire que de le faire avec les moyens du bord, pour un résultat imparfait. Alors certes, le résultat est loin d'être parfait, mais il est là. C'est ce qui compte. Finalement, je me situerai dans la mouvance d'un Ed Wood qui disait pour sa part : "Qu'importe les moyens, pourvu qu'on ait le film !" Si je ne devais devenir que le "Ed Wood français", je n'aurai rien contre. Ça serait toujours mieux que rien... Après, évidemment que j'aimerais qu'on me donne de l'argent pour faire mes films. Même pas beaucoup. Et puis, sans producteur derrière, c'est quasiment impossible pour un film d'être diffusé. Mais vu les univers que j'affectionne, je crains que mes scénarios ne rebutent les sociétés de productions françaises plus qu'ils ne les attirent. Dernièrement, une personne influente à qui j'avais envoyé un de mes scénarios, mélange de fantastique et de fantasy, m'a fait la réponse suivante : "En France, on ne sait pas faire ce genre de films". Voilà le genre de commentaire qui me hérisse. Car qui est ce "on" dont cette personne parle ? Les réalisateurs d'hier ? Ça serait faux, puisque notre cinéma a livré à une époque des chefs-d’œuvre du cinéma de genre. Les réalisateurs d'aujourd'hui ? Peut-être. Encore que certains demanderaient sûrement à pouvoir œuvrer dans le film de genre, pourvu qu'un producteur leur fasse confiance. Et ceux de demain ? On ne peut pas savoir à l'avance ce qu'ils sauront faire ou pas. Le problème du cinéma français actuel, à mon sens, c'est qu'il ne s'autorise plus à rêver comme ça a pu être le cas à une époque. Ce qui importe avant tout, c'est qu'un film rapporte de l'argent. Et comme les films d'auteurs, les mélodrames et les comédies rapportent le plus chez nous, alors les producteurs feront toujours passer le cinéma de genre au second plan si ce n'est au troisième. On préfère les valeurs sures à la prise de risque. Et vu la période catastrophique que le cinéma Français a connu ces 2 derniers mois à cause du confinement, il est à craindre que ça ne change pas de sitôt.


Un autre souci, c'est celui du culte de la formation en France. Si un aspirant réalisateur débarque sans être passé au préalable par une grande école de cinéma et sans diplôme, alors forcément on va hésiter à lui confier un budget pour réaliser ne serait-ce qu'un court métrage. Là, c'est déjà plus compréhensible, mais il n'empêche qui si le gars sait écrire un scénario, qu'il a des idées très précise sur le style qu'il veut donner à son film et qu'il s'y connaît au minimum sur le plan technique, je pense qu'il mérite quand même d'avoir sa chance. Et là, je ne parle pas forcément pour moi. Je pense d'ailleurs que dans mon cas, il faudrait que j'approfondisse mes connaissances techniques avant de me présenter à un producteur. Mais il y en a sans doute d'autres, plus doués que moi et tout aussi motivés, qui espèrent qu'on leur donnera leur chance... Il n'empêche que j'ai déjà envoyé certains de mes scénarios à des boîtes de production. Hélas, les rares qui étaient centrées sur le cinéma de genre ont fermé, du coup je me tiens au courant de l'actualité dans l'espoir que de nouvelles ouvriront à l'avenir. Mais je sais aussi que je ne dois pas me limiter à la France. Mon univers a peut-être plus de chances d'intéresser à l'étranger, comme en Belgique par exemple. Il y a plus de fous, là- bas ! Ou sinon en Angleterre, un pays que j'affectionne beaucoup puisque c'est celui de la Hammer Films. L'année dernière je suis entré en contact avec un réalisateur français qui avait ouvert une société de production à Londres, spécialisée dans le cinéma de genre. En septembre dernier, sachant qu'il devait participer à un festival de cinéma, je m'y étais rendu en grande partie pour le rencontrer et discuter projets. Malheureusement, il s'est avéré qu'il était malade et n'a donc pas pu venir...J'espère qu'une nouvelle occasion se présentera bientôt. Le moyen le plus sûr pour se faire remarquer pour l'instant reste donc les festivals. J'envoie mes courts partout dans le monde, les plus aboutis du moins. J'aimerai bien envoyer The Cure, mais j'attends de corriger le problème de son avant. Et il faudra sans doute aussi que je le sous-titre en anglais comme je l'avait fait pour Le Bobo et le clochard.

Vous interprétez des méchants dans les deux courts que nous venons d'évoquer, c'est une vocation chez vous ?
Complètement ! Les méchants sont les meilleurs rôles, c'est bien connu ! Et puis comme je l'ai dit, on a souvent tendance à me donner des rôles comiques, alors ça me change. J'ai un immense plaisir à jouer les salauds, veules, lâches, hypocrites...j'en redemande !

Quels sont vos projets ?
J'ai écrit une nouvelle pièce de théâtre pendant le confinement, que j'aimerai bien mettre en scène. Ça serait mes débuts dans la mise en scène de théâtre. J'ai aussi de nouveaux scénarios sur le feu, un nouveau court métrage à tourner dans le cadre des projections Kino de Grenoble, un autre plus ambitieux que j'espère également réaliser bientôt...Et aussi, toujours ce projet de long métrage qui serait réalisé sans trop de moyens, et pour lequel il me reste à motiver des gens !
Hanzo

Les photos 1, 2 & 6 de Le Bobo et le clochard sont l'œuvre de Naoko Olivier.


dimanche 17 mai 2020

Les nouveautés Artus Films dans la boutique des Films de la Gorgone


Un gros arrivage en provenance d'Artus Films vient de débarquer dans la boutique de l'association qui coproduit Culture Prohibée : Les Films de la Gorgone.
Il est constitué de quatre titres dont le magnifique Vij de Konstantin Ershov, grand classique du cinéma russe d'après Gogol dans un superbe master 2K restauré. Cet incroyable film d'épouvante de 1967, longtemps le seul produit en URSS, est disponible, accompagné d'un livre, dans un magnifique combo BR/DVD.
Côté cinéma Bis italien, Emanuelle et les derniers cannibales de Joe D'Amato est édité en combo BR/DVD, là aussi dans un incroyable master 2K restauré. Ce film fou de 1977 est ici présenté en version intégrale et accompagné d'une flopée de bonus dont un ouvrage de l'ami David Didelot.


Ces deux combos ne viennent pas seuls, il sont accompagnés de deux pépites de la SF allemande présentées sous forme de digipacks.
L'Etoile du silence (1960) de Kurt Maetzig et Signal (1970) de Gottfried Kolditz sont deux oeuvres produites par la République démocratique d'Allemagne, rien que pour cette raison, leur vision est indispensable !
Toutes ces merveilles sont disponibles en cliquant sur le lien suivant : http://www.lesfilmsdelagorgone.fr/topic2/index.html.
Et si vous êtes impatients, contactez la boutique via ce mail : hanzozerazor60@gmail.com