Ce blog est celui de l'émission radiophonique Culture Prohibée. Produite et animée par les équipes des Films de la Gorgone et de Radio Graf'Hit, elle vous invite, chaque semaine, à découvrir divers aspects de la contre-culture à travers des émissions thématiques (le mouvement beatnik, le polar, la presse cinéma, le rock alternatif, le giallo, etc.) et des rencontres passion-nantes (interviews de Dario Argento, Bertrand Tavernier, Philippe Nahon, Costa-Gavras, etc.). Culture Prohibée est une émission hebdomadaire d'une heure diffusée le mardi à 17H sur les ondes de Radio Graf'Hit (rediffusions le samedi à 10H et le dimanche à 23H). L'émission est également diffusée sur d'autres antennes : Radio Active 100 FM à Toulon, Radio Ballade à Espéraza, Booster FM à Toulouse, C'rock Radio à Vienne, Radio Valois Multien à Crépy en Valois , Résonance à Bourges et Radio Panik à Bruxelles.
Ce blog constitue un complément à l'émission en vous proposant des interviews inédites, des prolongements aux sujets traités à l'antenne ainsi qu'un retour détaillé sur les sorties DVD et bouquins que nous abordons "radiophoniquement". Autre particularités du blog, vous fournir le sommaire détaillée ainsi que la playlist de chaque émission. Pour plus d'infos, vous pouvez vous connecter sur le FB de l'émission en cliquant ici.
Vous pouvez écouter et télécharger l'émission sur le site des Films De La Gorgone.
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vendredi 23 février 2018

Le 6 mars 20H à la Salle Saint Gobain (Thourotte-60150) : Ciné-club des Films de la Gorgone avec la projection de L'emprise des ténèbres (1988) un film fantastique étasunien de Wes Craven



Les Films de la Gorgone (l'association spécialisée dans l’audiovisuel qui coproduit Culture Prohibée avec le soutien du Conseil Départemental De L'Oise) et du service culturel de La Ville De Thourotte organisent leur ciné-club mensuel (Tarifs : 4€ / 3€ pour les moins de 16 ans). Au programme, ce 6 mars à 20H00 à la Salle Saint-Gobain de Thourotte (à une heure de Paris et de Lille, pour le trajet cliquez ici), L'emprise des ténèbres (1988), un film fantastique étasunien de Wes Craven.


Le pitch : Denis Allan, un anthropologue diplômé de Harvard, est de retour à Boston après un long séjour en Amazonie, où il a pu étudier et expérimenter les drogues utilisées par les chamanes. Un représentant d'une entreprise pharmaceutique lui propose alors de se rendre en Haïti, en quête d'une hypothétique substance utilisée par les sorciers vaudous pour zombifier leurs victimes. En effet, si les rumeurs sur les zombis sont fondées et qu'une telle drogue existe, ses applications dans le domaine de l'anesthésie seraient des plus intéressantes. Allan se rend donc sur l'île, où il sera confronté à la puissance ténébreuse du Vaudou, à son emprise sur la société haïtienne, et à l'usage qu'en font les sbires du dictateur Jean-Claude Duvalier.


Le Bonus : Ce ciné-club de mars est l'occasion de rendre un hommage à Wes Craven, disparu en 2015, une légende du cinéma fantastique. Créateur du mythique Freddy, avec Les griffes de la nuit (1984), Wes Craven se fait connaître durant les années 70 avec deux films cultes, La dernière maison sur la gauche et La colline a des yeux. Lorsqu'il signe, en 1987, L'emprise des ténèbres (qui sort en salles en 1988), Craven est dans une mauvaise passe artistique. Il décide de s'inspirer d'un livre de Wade Davis autobiographique, The Serpent and The Rainbow. Ce biologiste avait en effet mené la première enquête scientifique sur les célèbres zombies très présents dans la religion vaudou, cherchant la cause de ces mythes dans les effets provoqués par certaines substances végétales. Au final, cela va donner le meilleur film de Craven, subtil, politique et terrifiant. Craven continuera ensuite une carrière riche en succès, dont la série des Scream durant les années 90, mais il ne retrouvera jamais l'excellence de L'emprise des ténèbres.


Le Super Bonus : Pour vous rendre sur la page FB de l'événement, cliquez sur ce lien. Le tournage de L'emprise des ténèbres s'est déroulé à Haïti, en 1987, dans des conditions périlleuses, alors qu'une guerre civile de 9 mois venait juste de se terminer. Le pouvoir était alors détenu par l'armée et des prêtres vaudous, Craven a donc du pactiser avec les deux camps. Mais devant la prolifération des menaces de mort le tournage a été délocalisé sur l'île de Saint-Domingue. Vous pouvez visionner la bande-annonce de L'emprise des ténèbres en cliquant ici. La projection sera accompagnée d’un débat animé par le critique de cinéma Jérôme Pottier (Distorsion, Culture Prohibée), le dernier ouvrage qu'il a coécrit, " Le cinéma français c’est de la merde! Volume II " (Editions Zantrox), est toujours disponible en librairie. Venez nombreux voir ce grand classique du fantastique sur grand écran!

dimanche 30 août 2015

R.I.P. Wes Craven

Wes Craven 02-08-1939 30-08-2015
Après l'été meurtrier de 2015 qui a vu disparaître nombre de nos interprètes et réalisateurs préférés, nous espérions une rentrée moins triste. Et bien non, la grande faucheuse continue de nous ravir ceux qui ont construit notre cinéphilie. Aujourd'hui, 6H du mat', la mauvaise nouvelle tombe, une tumeur au cerveau vient d'emporter Wes Craven. Beaucoup de médias ne vont retenir de lui que Scream et Freddy, nous on se souviendra éternellement des cauchemars provoqués par La colline a des yeux et La dernière maison sur la gauche. Wes, on l'aimait beaucoup, on en a parfois parlé dans l'émission, on a beaucoup écrit sur lui (votre Hanzo préféré dans le Metaluna N°8 et dans Sueurs Froides, Thomas Roland sur ce même blog), son cinéma va beaucoup nous manquer...

mardi 11 novembre 2014

Sortie DVD : My Soul to Take de Wes Craven


Réalisé après le segment de Paris, je t’aime et Red eye, My soul to take transpire l’envie de Wes Craven de retourner au slasher, comme si l’univers de Scream lui manquait. Et pour cause, cette œuvre mineure, mais néanmoins sympathique, signée par le père de Freddy Krueger reprends les ingrédients de la franchise qui l’a définitivement élevé au panthéon des réalisateurs de films d’horreur : des élucubrations adolescentes aux décors où se déroule un dénouement malheureusement cousu de fil blanc. Pourtant, dès son ouverture, My soul to take avait de quoi séduire les affamés de viande rouge et de couteaux effilés.
Abel, tel un tranquille père de famille, vit heureux avec sa femme et sa fille. Ensemble ils attendent un second enfant. Seulement, Abel est aussi un dangereux tueur en série aux multiples personnalités. Traqué par la police lors d’une nuit aussi furieuse que sanglante, son règne prend fin dans un terrible accident d’ambulance. Au moment même où il expire son dernier souffle, naissent sept enfants prématurés.


Pourtant, alors que ce prologue des plus sauvages à la mise en scène aussi tranchante qu’une lame promet une petite série B fantastique des plus agréables, le film s’avère des plus classiques. En effet, l’intrigue taille dans les conventions du slasher adolescent. Sous couvert d’une malédiction, seize ans plus tard, les sept prématurés se réunissent afin de fêter l’anniversaire de la mort de l’Éventreur de Riverton, mais l’assassin semble être revenu d’entre les morts. Décidé à se venger d’eux, il élimine les adolescents les uns après les autres.
« Je me suis totalement impliqué dans ce film et je dois énormément à cette magnifique équipe. Tout le monde y a mis ses tripes et son cœur », confie Wes Craven qui est aussi à l’origine de ce scénario manquant un peu de liant. À l’instar de certains personnages, certaines intrigues secondaires, comme les jeux et les griefs des lycéens, ne sont pas étoffés. Wes Craven veut créer un univers particulier, mais le tout s’avère bancal, inabouti. Ce qui est aussi sa marque de fabrique mais ne nuit pas à l’efficacité de certaines séquences, visuellement très réussies. Avec son chef opérateur, Wes Craven arrive à créer des ambiances nocturnes angoissantes, comme le meurtre du premier adolescent ou une traque finale en huis-clos particulièrement bien menée.


Pour renforcer l’aspect fantastique de l’intrigue, le cinéaste laisse planer le doute sur l’identité de la personnalité démoniaque du tueur, y mêle mythologie et légendes urbaines, mais en oublie de développer ses réelles motivations, d’expliquer le pourquoi. Toujours dans le flou, sa vengeance semble n’être qu’un prétexte à une série de meurtres délicieusement gores et brutaux. Comme pour la série des Scream, Wes Craven reprend des artifices similaires, notamment dans la mise en scène sonore, comme le chuintement des lames, complètement irréaliste, qui pénètrent les corps. Quant à l’aspect visuel, Aaron Weintraub, le superviseur des effets spéciaux explique avoir « ajouté des lames supplémentaires aux couteaux pour donner l’illusion de transpercer les victimes ».
Distribué en 3D, My soul to take ne semble pourtant pas avoir été tourné dans ce format, la mise en scène ne bénéficiant pas de perspectives ou d’effets particuliers. Peut être est-ce là une tentative pour attirer les spectateurs vers une œuvre mineure, mais distrayante, de l’auteur de La dernière maison sur la gauche ?

Thomas Roland


My soul to take

(USA - 2010 - 107mn)
Scénario et réalisation : Wes Craven
Directeur de la photographie : Petra Korner
Montage : Peter McNulty & Todd E. Miller
Musique : Marco Beltrami
Interprètes : Max Thieriot, John Magaro, Emily Meade, Mick Lashaway, Denzel Whitaker, Sharreka Epps, Paulina Olszynski, Raùl Esparza…
Sortie en DVD Z2 chez TF1 Vidéo le 29 octobre 2014.

mercredi 25 juillet 2012

Preview : My Soul To Take de Wes Craven


Réalisé après le segment de Paris, je t’aime et Red eye, My soul to take transpire l’envie de Wes Craven de retourner au slasher, comme si l’univers de Scream lui manquait. Et pour cause, cette œuvre mineure, mais néanmoins sympathique, signée par le père de Freddy Krueger reprends les ingrédients de la franchise qui l’a définitivement élevé au panthéon des réalisateurs de films d’horreur : des élucubrations adolescentes aux décors où se déroule un dénouement malheureusement cousu de fil blanc. Pourtant, dès son ouverture, My soul to take avait de quoi séduire les affamés de viande rouge et de couteaux effilés.
Abel, tel un tranquille père de famille, vit heureux avec sa femme et sa fille. Ensemble ils attendent un second enfant. Seulement, Abel est aussi un dangereux tueur en série aux multiples personnalités. Traqué par la police lors d’une nuit aussi furieuse que sanglante, son règne prend fin dans un terrible accident d’ambulance. Au moment même où il expire son dernier souffle, naissent sept enfants prématurés.


Pourtant, alors que ce prologue des plus sauvages à la mise en scène aussi tranchante qu’une lame promet une petite série B fantastique des plus agréables, le film s’avère des plus classiques. En effet, l’intrigue taille dans les conventions du slasher adolescent. Sous couvert d’une malédiction, seize ans plus tard, les sept prématurés se réunissent afin de fêter l’anniversaire de la mort de l’Éventreur de Riverton, mais l’assassin semble être revenu d’entre les morts. Décidé à se venger d’eux, il élimine les adolescents les uns après les autres.
« Je me suis totalement impliqué dans ce film et je dois énormément à cette magnifique équipe. Tout le monde y a mis ses tripes et son cœur », confie Wes Craven qui est aussi à l’origine de ce scénario manquant un peu de liant. À l’instar de certains personnages, certaines intrigues secondaires, comme les jeux et les griefs des lycéens, ne sont pas étoffés. Wes Craven veut créer un univers particulier, mais le tout s’avère bancal, inabouti. Ce qui est aussi sa marque de fabrique mais ne nuit pas à l’efficacité de certaines séquences, visuellement très réussies. Avec son chef opérateur, Wes Craven arrive à créer des ambiances nocturnes angoissantes, comme le meurtre du premier adolescent ou une traque finale en huis-clos particulièrement bien menée.


Pour renforcer l’aspect fantastique de l’intrigue, le cinéaste laisse planer le doute sur l’identité de la personnalité démoniaque du tueur, y mêle mythologie et légendes urbaines, mais en oublie de développer ses réelles motivations, d’expliquer le pourquoi. Toujours dans le flou, sa vengeance semble n’être qu’un prétexte à une série de meurtres délicieusement gores et brutaux. Comme pour la série des Scream, Wes Craven reprend des artifices similaires, notamment dans la mise en scène sonore, comme le chuintement des lames, complètement irréaliste, qui pénètrent les corps. Quant à l’aspect visuel, Aaron Weintraub, le superviseur des effets spéciaux explique avoir « ajouté des lames supplémentaires aux couteaux pour donner l’illusion de transpercer les victimes ».
Distribué en 3D, My soul to take ne semble pourtant pas avoir été tourné dans ce format, la mise en scène ne bénéficiant pas de perspectives ou d’effets particuliers. Peut être est-ce là une tentative pour attirer les spectateurs vers une œuvre mineure, mais distrayante, de l’auteur de La dernière maison sur la gauche ?

Thomas Roland


My soul to take

(USA - 2010 - 107mn)
Scénario et réalisation : Wes Craven
Directeur de la photographie : Petra Korner
Montage : Peter McNulty & Todd E. Miller
Musique : Marco Beltrami
Interprètes : Max Thieriot, John Magaro, Emily Meade, Mick Lashaway, Denzel Whitaker, Sharreka Epps, Paulina Olszynski, Raùl Esparza…
Sortie en salles le 1er août 2012.